Conseil du 28 septembre 2018 – Mise en vente d’un immeuble métropolitain

Sylvie Cassou-Schotte

Intervention de Sylvie Cassou-Schotte

 

Monsieur le Président, Mes Chers Collègues,

Une nouvelle fois nous avons souhaité dégrouper une délibération relative à une cession d’un immeuble dans la rue Paul Bert.

N’allez surtout pas croire que nous faisons une focalisation sur la rue Paul Bert à Bordeaux. Mais il faut avouer que ce dossier est un peu une arlésienne puisqu’il revient régulièrement dans notre assemblée depuis maintenant 2 ans : en septembre 2016, notre groupe n’avait pas approuvé une délibération consistant en la mise en vente de plusieurs biens métropolitains au motif que nous souhaitions véritablement que toutes les pistes soient explorées pour le bien dont il est question aujourd’hui.

En juin dernier, notre assemblée adoptait, à notre regret, la décision de mettre en vente ce bien comportant 2 appartements en plein cœur de Bordeaux. La complexité pour les bailleurs sollicités de s’engager dans la gestion de logements diffus, le prix peut-être aussi, avaient eu raison de toute manifestation d’intérêt de leur part.

Toutefois, ce dossier revient aujourd’hui, 3 mois à peine après la dernière délibération. Au motif que la vente a été infructueuse à ce jour, il nous est proposé de lui appliquer une décote de 30%.

Ce qui nous amène à vous poser 2 questions, M. le président :

  • Pourquoi un tel empressement à appliquer une décote, moins de 3 mois après la première mise à prix ?
  • N’y a-t-il véritablement pas une pertinence à conserver ces 2 logements comme logements ALT (allocation logement temporaire) par exemple, étant donné leur localisation à deux pas du centre social Paul Bert, (structure susceptible de contribuer à l’accompagnement social des personnes ainsi logées) ? Le sans logement se vérifie chaque jour et confirme le besoin de disposer de logements de ce type.

Nous connaissons tous ici la difficulté pour de nombreux ménages et personnes isolées à se loger ou à surmonter des périodes difficiles entrainant une rupture dans leur parcours de vie.

Face à cette crise du logement nous nous devons de trouver les modalités pour agir sur le diffus et travailler dans la dentelle en lien avec les structures d’accompagnement déjà existantes. La mobilisation du patrimoine public sur ces enjeux de parcours d’insertion dans le logement est indispensable, particulièrement dans le contexte d’emballement du marché immobilier bordelais.

Nous ne voterons pas cette délibération.

 

Vote contre du groupe EELV – A la suite de cette intervention, le Président Alain Juppé a décidé de différer cette délibération.

Remonter